Une tradition bien ancrée, en historiographie des mathématiques, présente le passage entre le XVIIIe et le XIXe siècle sur le mode de la rupture radicale et globale. Encore récemment, le dossier figurant dans le numéro d'ISIS de décembre 2006 soutient l'idée d'une telle rupture entre les mathématiques « des Lumières » et celles de l'époque romantique.
Cependant, des travaux effectués depuis une vingtaine d'années, tant sur les mathématiques « pures » que sur les mathématiques « mixtes » dans la seconde moitié du XVIIIe siècle ou la première moitié du XIXe siècle, ont mis en évidence nombre d'éléments de continuité qui devraient conduire à modifier la conception classique de l'articulation entre les deux siècles. Sans nier, bien sûr, l'existence de changements essentiels en mathématiques au début du XIXe siècle, il semble ainsi nécessaire et possible de parvenir à mieux comprendre la genèse de ces changements et à évaluer, pour chacun, son ampleur et ses limites, en évitant d'adopter une conception globalisante, supposant a priori la synchronisation de toutes les discontinuités en une rupture générale au même moment.
Dans cette optique, un groupe de travail organisé par Christian Gilain, Alexandre Guilbaud, et soutenu par le projet Histoire des sciences mathématiques, a été mis en place en mars 2010 sur le thème :
Il s'agit à la fois de faire un travail de mise en perspective des études récentes sur cette période et de faire émerger de nouvelles recherches. La nature de l'objectif conduit à choisir a priori un domaine d'étude assez vaste, tant en ce qui concerne l'échelle de temps (un siècle environ, englobant le second XVIIIe et le premier XIXe), que l'échelle d'espace (travaux en France, lieu scientifique essentiel à l'époque, mais aussi dans d'autres pays, notamment l'Allemagne et la Grande-Bretagne), ou les sciences abordées (mathématiques pures, mécaniques, astronomie, etc.).
Cependant, dans le cadre général, chronologique et thématique, très vaste ainsi posé, on se concentrera sur les thèmes qui peuvent permettre d'alimenter directement la réflexion sur les rapports entre continuités et ruptures dans l'évolution des diverses sciences mathématiques, de leurs interactions et de leurs dynamiques propres. Les thèmes considérés pourront aussi bien concerner les contenus des textes scientifiques que les contextes institutionnels, sociaux, culturels ou politiques.
Le groupe de travail organisera des séances publiques mensuelles (de type séminaire) d'une demi-journée comprenant en général deux exposés avec une large place dédiée à la discussion.
Prochaines séances
17e séance : le vendredi 11 mai 2012, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :
Séances précédentes
1ère séance : le vendredi 7 mai 2010, de 14h à 18h, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu, salle 1C01 :
3e séance : le vendredi 8 octobre 2010, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :
4e séance : le vendredi 29 octobre 2010, de 09h45 (ou 09h15 pour le café) à 18h, séance commune avec la première des deux journées du colloque « ...in duplicata rationes velocitatis » portant sur l'histoire du problème de la résistance des fluides de Newton à nos jours (voir le programme et, pour plus de détails, cliquez ici).
5e séance : le vendredi 3 décembre 2010, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413).
6e séance : le vendredi 4 février 2011, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, barre 15-16, 4e étage, salle 413).
7e séance : le vendredi 11 mars 2011, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-25, 1er étage, salle 102).
8e séance : le vendredi 1er avril 2011, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413).
9e séance : le vendredi 13 mai 2011, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413).
10e séance : le vendredi 30 septembre 2011, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413).
11e séance : le vendredi 18 novembre 2011, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :
12e séance : le vendredi 16 décembre 2011, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :
13e séance : le vendredi 13 janvier 2012, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :
14e séance : le vendredi 10 février 2012, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :
15e séance : le vendredi 23 mars 2012, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :
16e séance : le vendredi 13 avril 2012, de 14h à 17h30, à l'Institut de Mathématiques de Jussieu (4 place Jussieu, Paris 5e, couloir 15-16, 4e étage, salle 413) :